Les Vagues 6 personnes, que l'on suit depuis leur enfance jusqu'a l'aube de leur mort grace a des monologues interieurs... Bernard, le passionne, l'amoureux des mots. Louis, l'intellectuel, puis l'homme d'affaires. Rhoda, Neuville, deux personnages un peu hors du temps, marginaux. Suzanne, genereuse puis mere, femme au foyer, entouree de l'environnement qui lui appartient; la campagne. Enfin Jenny, la femme qui se met du rouge aux levres et qui porte de belles robes, l'oppose de Suzanne.

Des descriptions de paysages s'interposent entre leurs monologues, a chaque fois,le soleil est un peu plus haut dans le ciel, et tout devient un peu different sur terre...comme si la vie n'etait qu'une seule, longue journee... 

Il est difficile de decrire un tel livre...  mais il est tout simplement magnifique, une fois que vous etes dans l'atmosphere, sous l'influence des mots employes, vous ne pouvez que vous delecter de ce nectar de pensees. Des pensees sinueuses, parfois compliquees, soutenues par un fil invisible qui les rend coherentes...Je qualifierais ce livre mi-roman mi-poeme. Il est a lire. Absolument. Aussi parce que la vie, l'amour de la vie est a l'honneur.

4eme de couverture:

"Publie en 1931, Les Vagues se compose d'une succession de monologues interieurs entrecroises de breves descriptions de la nature. Chaque personnage donne sa voix et se retire dans un mouvement rythme qui evoque le flux et le reflux des marees. <<J'espere avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l'aube et le jardin, subconsciemment presents, accomplissant leur tache souterraine... Ce pourraient etre des ilots de lumiere, des iles dans le courant que j'essaie de representer; la vie elle-meme qui s'ecoule.>>"

Citations (on pourrait citer tout le livre, tout est beau et a lire!):

"C'est le premier jour des grandes vacances, dit Suzanne. Mais le jour est encore un paquet ficele. Je ne vais pas l'ouvrir avant ce soir, au moment ou je descendrai du train. Je ne me permettrai meme pas de le flairer, avant d'avoir respire la verte et froide atmosphere des champs."

"Pareille a une longue et lourde vague, le sentiment bouleversant de sa presence a passe sur moi, creusant un gouffre, mettant a nu les moindres galets dans les profondeurs de mon ame. C'etait humiliant; je me sentais pareil a un tas de cailloux roules par la mer. Toutes les rssemblances humaines m'etaient arrachees: "Vous n'etes pas Byron; vous etes vous meme." Comme c'est etrange de se sentir reduit par quelqu'un d'autre a n'etre qu'une personne unique."

Ma Note: 9/10

Les Vagues, Woolf, 1931, traduction de Marguerite Yourcenar.