"Ne a Kobe en 1949, Haruki Murakami a etudie la tragedie grecque a l'universite de Tokyo, puis a dirige un club de jazz, avant d'enseigner a Princeton pendant 4ans. En 1995, suite au tremblement de terre de Tokyo, il decide de rentrer au Japon. Son premier livre, Ecoute le chant du Vent (1979), lui a valu le prix Gunzo. Suivront notament, Chroniques de l'oiseau a ressort, Au Sud de la frontiere, a l'ouest du Soleil, Apres le tremblement de terre, Les Amants du Spoutnik, La Ballade de l'impossible. Kafka sur le rivage a inscrit definitivement Haruki Murakami parmi les grands de la litterature. Haruki Murakami a recu le titre de doctor honoris causa de l'universite de Liege en 2007." (petite biographie issue de mon livre)
5159TNW0MZLJe ressors encore une fois toute febrile, pleine d'incertitudes sur la vie humaine et son sens, de ce roman de l'auteur japonais Haruki Murakami. Ces Chroniques de l'oiseau a ressort m'ont tout autant bouleversee que l'autre roman que j'avai lu de cet incroyable auteur; Kafka sur le rivage. Ces 850 pages m'ont completement accapare l'esprit pendant quelques jours, impossible de lacher ce livre au pouvoir si attirant!

Toru Okada, sans emploi, s'occupe de la maison qu'il partage avec son epouse Kumiko presque toute la journee, puis lorsque Kumiko revient du travail, tard le soir, ils dinent ensemble, le quotidien de Toru Okada doit etre lassant et d'une grande routine, pensez vous...et pourtant, lorsqu'il commence a recevoir des coups de telephone pour le moins etrange, sa vie bascule completement, sombrant un peu dans l'imaginaire, le reve... Il rencontre ensuite Malta et Creta Kano qui doivent l'aider a retrouver leur chat perdu, a lui et sa femme. Puis, cette derniere le quitte et il decide de descendre au fond du puits des voisins pendant plusieurs jours, coupe du monde, pour reflechir, et on reflechit avec lui...

Il est tres dur de resumer un livre pareil. L'auteur utilise quelques fois le surnaturel, le pouvoir de l'inconscient, ca en devient presque hallucinant. En plus de cela, il decrit subtilement le quotidien du narrateur, alors on peut tres bien se representer la scene, le personnage, son environnement... Il utilise aussi d'autres voix, celle de May Kasahara, la jeune voisine assez etrange de Toru Okada, celles des journalistes qui ecrivent sur la maison des pendus, celle du lieutenant Mamiya qui nous raconte une histoire passionante et terrifiante sur la guerre russo-japonaise dans les annees 40...
Je ne me suis pas ennuyee une minute! Mais je pense qu'une ecriture comme celle de Murakami, on l'aime ou ne l'aime pas, il faut le lire pour comprendre. Moi je deviens serieusement accro, et dire qu'on m'a offert un autre roman de lui pour Noel, La ballade de l'impossible, je me delecte deja!

Citations: "J'etais debout dans la cuisine, en train de me faire cuire des spaghettis, et je sifflotais en meme temps que la radio le prelude de La Pie voleuse de Rossini, musique on ne plus appropriee a la cuisson des pates, lorsque cette femme me telephona." (premiere phrase du roman)

"Est-il possible pour un etre humain d'en connaitre un autre a fond? Connaitre vraiment quelqu'un necessite du temps et des efforts sinceres, mais jusqu'a quel point peut-on approcher l'essence de cette personne? Savons-nous le plus important sur ceux dont nous sommes persuades d'etre les intimes? J'ai commence a me poser serieusement cette question environ une semaine apres avoir demissionne du cabinet juridique. Jusque la ce genre de doute ne m'avait jamais effleure. Pourquoi? Peut etre etais-je si occupe a construire ma vie que je n'avais pas le temps de me poser les questions essentielles."

Ma note: 8,5/10

Chroniques de l'oiseau a ressort, Haruki Murakami, editons du Seuil , Points, 1995, traduction de Corinne Atlan et de Karine Chesnau. 850 pages (juste une petite note sur la traduction, il y a pas mal de coquilles qui m'ont un peu gache ma lecture, je ne sais pas si c'est typique de Points mais bon...il n'existe pas de traduction de ce livre chez 10/18 donc j'aurai teste)