J'avais déjà lu le premier tome il y a près de deux ans (et oui j'ai su patienter tout ce temps pour la suite...) mais je n'en avais pas fait de billet. Étant donne que je viens de finir le deuxième, j'en profite pour faire le double travail...

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Pour ce qui est du résumé, voici la quatrième de couv (je l'ai lu il y a trop longtemps pour ne pas tricher et de toutes façons, la plupart d'entre vous le connaissent déjà):"Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael BlomkvistBlomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée. placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael BlomkvistBlomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers. lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire. " (présentation de l'éditeur Actes Sud)

Pou ce qui est des impressions, j'avais note que les 50 premières pages contenaient beaucoup de vocabulaire économique donc pas très facile a tout assimiler au début (c'est en effet le monde de la finance)...mais on accroche car le fond est plutôt intéressant et ensuite on tombe dans la spirale Larsson avec ses personnages attachants malgré leurs caractéristiques incommunes et impossible d'en sortir avant d'avoir fini.

Bien sur, notons Lisbeth, c'est un personage très marginal, qui a eu un passe très douloureux qui sera dévoile au cours de la série et qui pourtant est Le personnage auquel on s'attache le plus et qui nous manque au fil des pages ou elle ne se trouve pas... D'ailleurs j'ai note qu'elle n'était pas assez présente dans le premier tome.

Larsson n'a pas une écriture qu'on peut qualifier de littéraire, d'ailleurs il était journaliste, mais son écriture est fluide, claire, comme spontanée, et on peut dire qu'il avait le don pour donner envie a ses lecteurs de lire son roman complètement et rapidement (en gros, le suspense, c'était totalement son truc et c'est sûrement la clé de la réussite de cette trilogie).

Par contre, petit bémol, j'avais été un peu déçue par la fin, je ne sais pas exactement pourquoi, je m'attendais sûrement a quelque chose de plus "fin" (je pense que ceux qui l'on lu comprennent...), un peu comme si ça avait été "grossièrement ficelé"...

Autre point faible: le prix élevé des livres (même si ça n'est la faute de Larsson).

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Stieg Larsson, 2006, Actes Sud, 575 pages, 22€

Ma note: 7,5/10

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Ah! J'ai trouve que le deuxième tome ne ressemblait pas trop au premier, d'ailleurs je l'ai amplement préféré, il est toujours aussi haletant, plein de suspense et de découvertes mais il est diffèrent en ce qu'il est moins complexe, puisque l'histoire (même si il y a plusieurs meurtres) ne tient en fait qu'a l'élucidation d'une seule affaire cette fois-ci et cette affaire, vous l'aurez compris, c'est l'histoire de Lisbeth Salander, le personnage auquel on s'attache dans le premier tome et que l'on retrouve ici. Et quelle histoire! C'est le moins qu'on puisse dire! Bien sur, au début, les évènements se mélangent en une mayonnaise assez aigre; un écrivain tué avec sa femme alors qu'il était sur le point de publier un livre (grâce a Millénium) dont le sujet était le commerce de prostituées exportées des pays de l'Est, un pistolet avec les empreintes a Lisbeth Salander appartenant a son tuteur retrouve dans la cage d'escalier...

Citation: "Alexander Zalachenko avait travaille pour la Sapo.

Il ne s'agissait pas d'une enquête. Il s'agissait d'une affaire étouffée. Zalachenko était plus important qu'Agneta Salander. Il ne devait pas être identifié et dénoncé. Zalachenko n'existait pas.

Ce n'était pas Zalachenko qui était le probleme, c'etait Lisbeth Salander, la gamine folle qui menaçait de faire sauter l'un des plus gros secrets de la nation."

Un autre bémol (mais que j'aurais aussi pu noter pour le premier); j'ai trouve qu'il y avait beaucoup trop de descriptions inutiles, qui n'apportent rien, absolument rien, a l'histoire (par exemple quelles sont les dimensions de telle pièce, ce que mangent a midi ou chez eux les différents personnages etc etc).

Attention: A ne surtout pas lire si vous avez un déficit chronique de sommeil.

Ma note: 8,5/10